Lundi 22 mai 2017

Un frisson d’épouvante (1 Samuel 31,1-7)


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Toujours la guerre, encore la guerre, la troupe, les hommes, les arcs, les flèches, les épées. La peur. La mort, le suicide, la fuite. Cela ne s’arrête donc jamais? Saül n’échappe pas à cet effroi devant la mort violente. «Il a un frisson d’épouvante» (v. 3). Il n’y a plus que la panique et l’angoisse en lui et autour de lui, dans ses trois fils, son écuyer, ses hommes. La peur terrasse la vie, elle annule toute réflexion et même le sens de la vie. C’est l’humanité présente, mais désespérée. Que faire alors? Une première chose: faire silence, ressentir de nouveau le cœur qui cogne, les sanglots qu’on aimerait refouler, les frissons d’épouvante. Et la présence du Seigneur qui, mystérieusement, conduit à l’étape suivante de la vie. C’est une étape qui débute dans la douleur, comme la précédente s’était terminée dans la douleur. Mais c’est toujours une étape de vie. Une deuxième chose ensuite, si on le peut: prendre un enregistrement du «Roi David» d’Arthur Honegger, et écouter l’incantation et ses percussions hallucinantes. O Guilboa! Et enfin revenir au silence et laisser parler le Seigneur de la vie. Même et surtout si c’est la guerre en nous.

Anne-Lise Nerfin

Prière: O Dieu, écoute ma prière, quand je te supplie, ne te cache pas! Je suis bouleversé et je dis ma plainte. J’ai vraiment très peur et je tremble. Je suis mort de peur. Dépose sur le Seigneur ce qui pèse sur toi, il te fera tenir debout. (Psaume 55)  

Référence biblique : 1 Samuel 31, 1 - 7

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