Samedi 19 août 2017

Que vos reins soient ceints! (Luc 12,35-40)


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Une admirable prédication d’Alexandre Vinet, de 1844, a pour titre «Deux conseils de la sagesse»; sa première partie (19 pages, rééditée chez Payot en 1958 in Etudes et méditations évangéliques 1841-1847) est construite autour du verset que nous méditons aujourd’hui: «Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées…». L’image est celle d’un départ, d’un détachement. Mais détachement de quoi? On peut donner plusieurs réponses. Pour les disciples, premier public de cette exhortation, il s’agissait de quitter les leurs pour annoncer l’Evangile. Que serait devenue l’Eglise chrétienne si Pierre et les autres n’avaient pris au sérieux cette exhortation du Seigneur? Pour nous, l’image employée est susceptible de multiples applications en plus de celle mentionnée ci-dessus. Exils, deuils, ruptures d’amitiés, perte de fortune ou de position sociale. Avoir les reins ceints, c’est aussi ne pas permettre à nos habitudes de jeter des racines trop fortes. En définitive, la formule est presque équivalente à cette autre de l’apôtre Paul: «Affectionnez-vous aux choses d’en haut» (Col 3,2). S’agit-il d’ailleurs de choses? «N’est-ce pas d’abord d’une personne qu’il s’agit, un Dieu de bonheur et de sainteté qu’on ne saurait connaître et contempler sans devenir tous ensemble et plus heureux et meilleur?» (op. cit.)

Michel Fallas

Prière: Donne-nous, Seigneur, une mentalité de veilleurs, toujours prêts à obéir aux directives de ton Esprit, nous affectionnant toujours davantage aux choses d’en haut.  

Référence biblique : Luc 12, 35 - 40

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