Vendredi 8 juin 2018

L’alliance tous risques (Amos 3,1-2 et 9-15)


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Après les oracles à propos des nations environnant Béthel et la Samarie – le hors-d'œuvre – voici donc le plat de résistance: la maison d'Israël, décriée avec force détails lamentables dans l'étendue de sa faute et avertie du désastre qui l'attend. Une raison explique ce « traitement de faveur », indiquée au début du passage: il s'agit pour ce peuple d'une « famille » que Dieu a connue, la seule entre toutes les autres, et qu'il a sauvée en la faisant « monter du pays d'Egypte ». L'attention que Dieu lui porte ici n'est donc pas neuve, elle dépend déjà d'une alliance ancienne. Et s'il s'agit maintenant d'une opposition franche et farouche manifestée face à ce qu'est devenu cette maison d'Israël, c'est au nom de cette même alliance qu'elle se déroule. Il n'y a rien que Dieu ne fasse pour nous maintenir en son alliance et ici « rendre compte de ses iniquités » devant lui ne veut rien dire d'autre que recevoir toujours à nouveau la possibilité de revenir à lui. Il existe une façon de nier le mal qui est aussi une façon de nier le pardon et l'accueil amoureux de celui qui toujours nous cherche.

Alexandre Winter

Prière: Seigneur, nous allons, dans notre vie, si oublieux. Oublieux d'une rencontre avec toi qui nous as bouleversés. Oublieux des dons de ta main qui parsèment notre chemin. Oublieux de ton pardon qui nous fait revivre. Oublieux de cet appel que tu nous lances et qui dirige notre marche.  

Référence biblique : Amos 3, 1 - 15

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