Mercredi 13 décembre 2017

Ville sanctifiée (Esaïe 60,18-22)


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Tout au long de ce texte, depuis le début de notre lecture, ce qui est visé comme point culminant, c’est une ville: Jérusalem, sur le mont Sion. C’est particulièrement clair lorsque le texte mentionne les portes et les murailles. La ville sainte est appelée à être phare, lumière de Dieu pour le monde. C’est un idéal de liberté, de paix, de joie et de sainteté. On trouve un écho à cela dans la descente de la nouvelle Jérusalem dans l’Apocalypse de Jean. Ce qui est particulièrement frappant, c’est que le monde restauré par la lumière l’est non pas selon l’image d’une individualité spirituelle ou d’une nature vierge. Au contraire, c’est celle d’une vie complexe, incarnée et relationnelle: la ville sainte, une icône de Dieu. C’est l’appel d’une vie restaurée dans sa bonté originelle, mais qui n’oublie pas l’histoire de l’humanité et sa complexité. Ce texte de l’Ancien Testament ne connaît pas l’idée moderne d’une séparation entre le religieux et le social, et on peut avoir la crainte du spectre de la théocratie en lisant ce texte; mais il s’agit ici plutôt de l’espoir que la vie de Dieu restaure notre réalité dans sa totalité. Nous n’allons pas être détachés de la complexité de notre vie commune. Elle sera vivifiée. C’est cette restauration complète qui est espérée lors de l’Avent.

Elio Jaillet

Prière:Seigneur, par ton Esprit, apprends-nous à suivre ta lumière dans notre quotidien et là où elle se donne à voir et à ne pas renoncer à l’espoir que c’est avec la complexité de nos relations que nous serons restaurés.  

Référence biblique : Esaïe 60, 18 - 22

Commentaire du 14.12.2017
Commentaire du 12.12.2017