Jeudi 23 mars 2017

Un courant qui ne passe plus. (1 Samuel 3,10-4,1a)


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Les fils d’Eli, prêtres au sanctuaire de Silo, s’approprient une partie des sacrifices destinés au Seigneur et débauchent les femmes de service à l’entrée de la tente. Leur père laisse faire… Ce qui est grave, c’est que leur mauvais comportement ne touche pas qu’eux et leur entourage. Ils assument la prêtrise; et leur père est juge. Ils sont donc les intermédiaires directs entre Dieu et son peuple. Or, leurs offenses répétées les éloignent de ce rôle. Pas étonnant que la communication avec Dieu ne passe plus! Dieu les a déjà avertis, maintenant il va agir… et cela sera radical! Cet oracle révélé à Samuel à leur encontre heurte ma sensibilité chrétienne… le Christ ne m’a pas habitué à un Dieu si implacable. Certes, les enfants d’Eli sont coupables… mais là, c’est toute une famille et même un peuple qui vont subir sa colère! Je me dis que c’était juste une manière des hommes de l’époque de donner une cause aux malheurs subis; je me dis aussi que la venue de Jésus a changé la donne… mais ce serait trop simple d’en rester là. Je veux aussi me laisser interroger. N’y a-t-il pas en moi, également, des zones d’ombre? Suis-je prête à laisser Dieu les mettre en lumière, le laisser agir et transformer ce qui doit l’être, avant qu’elles me rongent et rongent mon entourage?

Séverine Schlüter

Prière: Seigneur, j’aimerais oser m’examiner moi-même, te remettre ce qui m’encombre avant que le poids n’en soit trop lourd à porter, et faire place pour que ton Esprit puisse s’épanouir en moi.  

Référence biblique : 1 Samuel 3, 10 - 4, 1

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