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Voici un petit guide pratique pour élaborer, écrire, une prière de demande (intercession) pendant le culte, dans le but de participer à ce moment du culte.

L’objectif  est de développer les dons de certains paroissiens pour la prière, enrichir le culte par des interventions d’autres personnes que les ministres.

Les lignes qui suivent sont une aide pour choisir et écrire des intentions de prières.

Toute personne intéressée à cette démarche peut contacter le pasteur Jean-Marie Christen : jean-marie.christen@eerv.ch, 079 670 25 04, 021 331 56 34.

Une rencontre avec les intercesseurs sera prévue pour approfondir la démarche ou tout simplement pour la découvrir, même sans engagement définitif. Voire aussi comment gérer l’appréhension d’être intervenant devant une assemblée.

 

Les pistes

La prière d’intercession peut puiser les sujets de prière dans les cinq domaines suivants :

 

  1. a) Une ou deux intentions de prière à partir d’un résumé de la prédication. Pour que la Parole devienne vie en nous.
  2. b) l’actualité régionale, suisse, internationale.
  3. c) des sujets de la prière universelle.
  4. d) des activités, évènements, de la paroisse.
  5. e) des personnes de la paroisse éprouvées.

 

La forme des intentions de prière

La forme des intentions de prière est totalement libre pour chacun.

Une phrase simple suffit, comme par exemple :

 

« Pour les populations victimes de la guerre au Proche-Orient,

Seigneur, nous te prions ».

 

a)Intentions à partir d’un résumé de la prédication

Le prédicateur prévu pour le culte (diacre, pasteur, invité) vous envoie un résumé de sa prédication, ou quelques idées clé. Vous choisissez dans ce qu’il vous envoie un ou deux aspects qui vous touchent, que vous trouvez importants. Vous écrivez alors une ou deux intentions de prière.

 

Par exemple dans ce résumé de prédication ci-dessous, vous trouvez interpellant les thèmes en rouge et en bleu, relevé en format gras (c’est votre choix en fait).

 

Exemple :

 

Textes bibliques : Ez. 34 : 17-24 ; Rms 12 :1, 4-5, 9-16, 20-21.

 

Le thème prévu pour ce dimanche est « L’Eglise, ça sert à quoi ; qu’est-ce que ça m’apporte, quels en sont les avantages « ?

Dans Ezéchiel 34 on est dans ce thème, car il s’agit des attitudes, des relations entre les brebis d’un troupeau. C’est un exemple négatif, car ces moutons-ci sont en compétition au point d’exclure d’autres de leurs congénères des biens que Dieu distribue largement.

Je retiens deux pistes dans les reproches qu’ils leur sont faits :

  1. A contrario, ces moutons devraient se contenter, être dans la suffisance, de ce que Dieu leur donne.
  2. Donc avoir confiance que le Seigneur leur donne les meilleures choses pour elles (le meilleur pâturage, recevoir l’espace dont on a besoin).

 

Ça rappelle le récit de la tentation de Gn 3 dans le jardin d’Eden : Adam et Eve sont tellement désirables de ce qu’ils n’ont pas (la connaissance du bien et du mal qui n’appartient qu’à Dieu), qu’il ne voient plus tout ce qu’ils ont, c’est-à-dire une abondance d’arbres avec toutes sortes de bons fruits. Gn 3 redit à sa manière la surabondance de la grâce de Dieu qui nous est donnée dès le début, et que malgré tout nous ne voyons pas. Cette attitude conduit à un esprit de comparaison, de compétition, avec Dieu et avec notre prochain.

Ce qui nous empêche aussi de traverser les manques humains que nous connaissons avec confiance.

 

Tout cela est l’envers du décor, qui est parlant. Mais l’axe principal du message d’Ezéchiel, c’est l’appel à prendre soin des uns des autres. Et c’est d’abord le Berger du troupeau, pour nous le Christ, qui le réalise d’abord pleinement.

 

Dans Rm 12 Paul nous appelle à nous offrir totalement à Dieu, et donc aussi aux autres, dans ses exhortations. Tout provient de sa tendresse débordante qu’il nous a montrée. Il nous faut la voir toujours à nouveau.

Ensuite il emploie une expression qui en français paraît contradictoire : être comme un « sacrifice vivant ». Du sacrifice de l’A.T., il ne retient pas le sang expiatoire, mais seulement la joie d’offrir à Dieu, la joie de la communion, du repas quand on mange la viande en présence de Dieu, qu’on se réjouit, car tout devient vie.

Ensuite Paul par différentes exhortations (9-21) nous donnent du grain à moudre pour que nous visualisions le concret qui peut s’inscrire dans nos relations les uns avec les autres, c’est-à-dire prendre soin les uns des autres.

 

Je veux surtout retenir à nouveau le paradoxe du verset 10b qui est très fort et certainement voulu : « Rivalisez d’estime réciproque ».

En effet, entrer en rivalité, c’est tout le contraire d’estimer l’autre.

 

Estimez l’autre dans nos communautés : se réjouir du succès de l’autre, lui donner une place dans notre cœur, reconnaître ses dons et l’encourager à les exercer (par exemple dans un petit groupe), lui donner une place dans la communauté, mais aussi comme au verset 15 pleurer avec lui quand il souffre, partager sa joie (= ne pas être que des chrétiens tristes, ni des chrétiens artificiellement heureux).

 

Donc l’Eglise ça sert notamment à se « rehausser » les uns les autres dans sa véritable identité et dans un service habité de sens, vivre l’offrande.

 

Cela peut donner la prière suivante :

 

Seigneur,

Ouvre nos yeux sur ta bonté et sur tous les cadeaux que tu nous fais chaque jour. Fais grandir notre louange envers toi. Garde nous du piège de la comparaison avec les autres. Aide-nous à traverser avec confiance nos journées vides.

Donne-nous d’encourager nos frères et sœurs dans notre paroisse, de relever leurs dons et leurs richesses.

 

Prolonger ainsi une partie du message du culte en prière, permet aux paroissiens d’intégrer intérieurement la Parole du Seigneur, de la rendre vivante dans leur vécu quotidien.

 

  1. b) l’actualité

Ce qui nous touche dans les évènements récents relatés dans les médias, par exemple :

 

Le sort des réfugiés affluant en masse aux portes de l’Europe.

La politique de l’Asile dans le canton de Vaud.

Une catastrophe écologique, pollution, tremblement de terre.

Un drame humain en Suisse.

La construction de la paix ans une situation de guerre, soutien aux populations victimes, les gouvernements, les belligérants. Le chômage.

Etc …

 

 

 

  1. c) Les thèmes de « la prière universelle »

Prière universelle veut dire des thèmes généraux qui concernent tous les humains et les chrétiens. Par exemple :

 

– Le monde et ses populations : paix, unité, réconciliation des humains.

– L’Eglise, le peuple de Dieu : qu’elle soit renouvelée dans sa foi, dans l’amour, dans le témoignage de sa foi (EERV aussi).

– Les personnes qui ont un ministère dans l’Eglise, pasteurs, prêtres ou laïcs :

qu’ils soient renouvelés dans leur foi, leur appel et leur consécration.

– Les autorités de l’Eglise.

– Les autorités politiques, notre pays.

– Les malades, ceux qui souffrent de la solitude, les personnes sans travail, les cabossés de la vie, les personnes recherchant le Christ, les récemment convertis, … .

– Louange pour les témoins de hier et d’aujourd’hui.

– Louange pour la présence du Christ dans nos vies.

– L’évangélisation, le témoignage.

Etc …

 

  1. d) Des activités de la paroisse (et de la Région !)

Comme par exemple :

Catéchisme, groupe des enfants, groupe de jeunes, les cours Alpha, les rencontres de partage biblique, nos cultes, un évènement rassembleur paroissial ou régional, groupe de personnes âgées, les rencontres de formation (Jacks, lecture au culte, toute formation d’adultes …), rencontres pour couples, etc … . On peut puiser ces idées d’activité dans la page paroissiale et régionale du journal Bonne Nouvelle ou dans le site internet de la paroisse.

 

  1. e) des personnes de la paroisse éprouvées

Soutenir dans la prière des personnes de notre commune ou de la paroisse est une belle initiative. Elle fortifie les liens entre tous, l’attention aux autres portée en commun.

Le cadre doit être toutefois le suivant :

La règle de la confidentialité doit être respectée. Demander donc à la personne concernée son accord. Un ministre de la paroisse peut faire cette demande, si vous estimez que c’est plus approprié.

 

En conclusion

Prions avec notre cœur.